Observatoire du Dialogue
et de l'Intelligence Sociale
La raison la meilleure
devient la plus forte
?
Egypte

Le module de dialogue - Discours de la méthode - Tome II

Il convient d’insérer un mécanisme participatif entre la livraison de leur expertise par les experts et la prise de décision qui appartient au décideur. Cette réflexion préalable à la décision ne se substitue pas à la décision.

Construire un système dans lequel l’information circule selon un triple mouvement : descendant, mais aussi ascendant et surtout latéral.

La communication classique : information descendante sur les décisions prises par les décideurs

La communication consiste à faire connaître une information, une décision ou un projet. Cette communication descendante des dirigeants vers les dirigés devient chaque jour plus insatisfaisante aux yeux de plus de personnes. Elle ne construit pas la réappropriation des projets par des personnes qui sont traitées plus en sujets-enfants qu’en adultes-citoyens

Ceci indépendamment de la qualité des décisions prises par des dirigeants qui ne prennent pas une décision stratégique sans avoir au préalable consulté les experts et spécialistes. En effet, dans tous les domaines d’activités, les rapports d’experts pullulent, tous incluant un diagnostic et des recommandations.

La communication ascendante : les décideurs à l’écoute

Avec les outils de communication autorisent la consultation à grande échelle. Des mécanismes continus de consultation sont désormais possibles techniquement. Ils produisent une attente chez ceux qui y ont accès, c’est-à-dire chez tout le monde et en tous domaines. Les structures managériales dans l’entreprise et de gouvernance dans le système politique ne les incluent pas encore. Mais cette aspiration nouvelle impacte la culture au point que les structures vont toutes devoir s’adapter.

Pour autant, les mécanismes de type cahiers de doléances ont leurs limites. S’ils permettent d’agréger des informations et propositions, même de les classer et ordonner dans une échelle de complexité, en revanche, ils ne permettent pas de dégager les informations et idées les plus innovantes. Et encore moins de formuler des problèmes, ni donc d’élaborer des solutions pertinentes. L’appropriation par tous des projets les plus nécessaires reste encore impossible.

La communication latérale : tous les acteurs à l’écoute transversale les uns des autres

Pour associer toutes les parties prenantes à la recherche de solutions, il est d’abord indispensable de donner accès à chacun à toutes les données anonymisées. Il convient ensuite de s’assurer que tous les profils d’acteurs participent au partage de l’analyse de l’ensemble. Cette phase suppose donc un mécanisme d’identification de tous les profils et de répartition de la parole équitable non pas seulement en fonction du statut des participants, mais aussi de leurs aspirations, contextes et pratiques.

Un tel mécanisme de réflexion collective ne peut que se dérouler sur le terrain sur la base des informations et propositions exhaustives, de façon ouverte à tous et dans le respect d’un code du débat affirmé.

Les clés d’une réflexion collective, constructive et non partisane

  • Pour tenir compte de toutes les données : la mutualisation des faits, idées, analyses, propositions, pratiques doit être informatisée.
  • Pour distribuer la parole à tous les socioprofils d’acteurs : un animateur expert capable de bienveillance sans complaisance, de synthèse, de mettre les faits et idées en perspective, d’établir des croisements entre tous les propos, sans aucun enjeu personnel ou corporatiste sur le thème du débat.
  • Pour garantir l’objectivité : un cadre non partisan, dont la mission est de chercher l’intérêt général sans défendre aucun intérêt particulier, à l’image d’objectivité et reconnu comme légitime par toutes les parties prenantes.
  • Pour activer spécifiquement les acteurs en charge de la mise en œuvre des conclusions du dialogue : Les corps intermédiaires doivent être impliqués dans la co-organisation de ces débats afin de leur permettre de s’assurer que leurs propres équipes ont bien l’occasion de faire connaître à tous leurs propres expériences, analyses et propositions. Le décideur doit donc travailler à la mobilisation de personnes et organismes volontaires et capables d’assumer un rôle de relais. Dans la société, il s’agit des organismes professionnels, réseaux associatifs, chambres consulaires, collectivités locales ; dans l’entreprise, ce sont les partenaires sociaux, collaborateurs, managers, clients, fournisseurs, partenaires, etc. 
  • Pour attirer une grande quantité de participants : donner à chaque participant de la valeur en contrepartie à sa participation. Cela suppose d’aider les personnes à mieux prendre en charge :
    • Leurs intérêts particuliers : promotion des pratiques, analyses et idées de chacun auprès de tous ;
    • Leur développement personnel : meilleure connaissance de soi, dans l’absolu et en comparaison des autres.

Cette dernière condition s’impose d’autant plus que l’on s’éloigne des centres d’intérêt des personnes et donc de leurs sphères personnelles, professionnelles et territoriales

Paramétrer le dialogue avec l'Odissée

Organiser une réflexion collective, constructive et non partisane : Associer toutes les socioprofils à la mutualisation des faits et des idées.

Plus de deux cents Modules de dialogue sont disponibles clés en mains. Il est possible de paramétrer le débat sur n’importe quel sujet. Chaque module est composé des éléments suivants :

  • Le progiciel ULIS pour mutualiser tous les faits, pratiques, analyses, idées, propositions :
    • Concepts : Grille d’analyse, Livre bleu, Gamme de socioprofils, Q.I. Social
    • Schémas de positionnement : indicateurs, sociographies, cartographies, radar
    • Restitutions : Diaporama collectif, Fiches confidentielles de positionnement personnel
    • Rapports : Résultats quantitatifs, Catalogue de pratiques, Recueil de témoignages, Recueil de propositions
    • Animation : Inscription, Fil bleu de répartition de la parole
  • Des animateurs experts certifiés par l’Institut du dialogue : formation aux déclinaisons thématiques des Modèles de l’intelligence sociale et à ses implications pratiques pour animer avec bienveillance sans complaisance, réaliser une synthèse en direct, mettre en perspective les faits et idées, établir des croisements entre tous les propos et tous les socioprofils, sans aucun enjeu personnel ni corporatiste.
  • L’Odissée pour garantir l’objectivité : un cadre non partisan, regroupant des grands acteurs et observateurs de toutes les sphères qui souhaitent ensemble contribuer à la recherche de l’intérêt général sans défendre aucun intérêt particulier.
  • L’Odis pour attirer toutes les parties prenantes : analyser les liens actuels et souhaitables avec toutes les parties prenantes pour définir un processus opérationnel de transformation du contrat social pour faire converger les forces vers un projet commun à long terme.

 >> le Module de Vrai dialogue  : Comment ?